Les plateformes de réseaux sociaux sont conçues pour mettre en avant les contenus qui font réagir et non pour évaluer la qualité scientifique des posts. Les messages émotionnels récoltent plus de partages que les informations plus nuancées. Les promesses souvent détenues dans ces contenus ne sont pas étayées par des preuves scientifiques. Qui se présente en ligne comme un professionnel ne dispose pas automatiquement des qualifications requises.
Cette évolution ne passe pas inaperçue : début juin, une interpellation adressée au Conseil fédéral a été déposée au Parlement, visant à vérifier si les lois en vigueur relatives à l’espace numérique étaient suffisantes. Deux préoccupations sont au cœur de cette démarche : la protection de la santé publique contre des allégations trompeuses en matière de santé, ainsi que la protection des consommateurs face à une publicité trop déguisée. En attendant que des règles soient mises en place, les utilisateurs doivent se renseigner par eux-mêmes.
Méfiez-vous des promesses de guérison en dehors de la médecine conventionnelle
De nombreux articles promettent une guérison rapide grâce à des méthodes ne relevant pas de la médecine conventionnelle, tout en donnant une impression de crédibilité et de sérieux. La science considère que ces affirmations ne s’appuient toutefois pas sur des données cliniques. Des informations sur les nouvelles méthodes en médecine dentaire ou des faits concernant la santé bucco-dentaire sont susceptibles d’être diffusées sur les réseaux sociaux avant que leur efficacité et leur innocuité aient été suffisamment étudiées. C’est justement sur ce type de sujets que les posts ne proviennent d’ailleurs pas toujours d’experts indépendants, mais plutôt de personnes ou d’entreprises ayant un intérêt financier. La prudence est donc de mise si une publication fait directement référence à un produit ou en fait la promotion.
Voici quelques questions qui permettent de mieux cerner la situation :