En décembre 2025, le cabinet dentaire Versoix Centre a reçu le Prix de l’entreprise formatrice par le Service de la formation professionnelle – Pôle Santé Social. Le propriétaire du cabinet, Damien Menard, se sent « très fier » que son cabinet ait été sélectionné. La distinction reflète surtout un travail d’équipe : « Notre encadrement des apprentis fonctionne bien. J’ai été particulièrement fier du travail qu’a réalisé mon équipe. » Pour le médecin-dentiste, une formation réussie repose d’abord sur un cadre clair. Directives explicites, évaluations régulières et attitude positive sont indispensables. Mais l’exigence doit s’inscrire dans un environnement calme et bienveillant. « On doit avoir du plaisir en travaillant. On apprend plus facilement en ayant du plaisir. »
Son moteur, c’est l’envie de transmettre. Former est « très gratifiant » et permet aussi de recevoir : la jeunesse apporte énergie et motivation. Une bonne communication et une organisation efficace sont les conditions clés pour garantir un bon encadrement. « On enseigne bien ce que l’on maîtrise parfaitement », rappelle-t-il, et cela requiert un environnement serein. Menard est responsable de la formation, mais c’est l’assistante en chef qui assure principalement l’encadrement.
Les valeurs qui guident l’équipe : engagement, patience, écoute, confiance et communication. Damien Menard tient aussi à « laisser des espaces de liberté et d’initiatives » au fil des progrès, tout en encourageant les apprentis lorsque les objectifs ne sont pas encore atteints et en les félicitant quand ils le sont. Le feedback fait partie du processus. « Il faut savoir dire les choses quand cela ne se passe pas bien », tout en gardant à l’esprit que « l’apprentissage ne se fait pas du jour au lendemain ». L’intégration s’effectue par étapes : d’abord des tâches de logistique et d’intendance, puis des missions plus proches du patient. Le travail au fauteuil est introduit de manière très encadrée ; ensuite, l’équipe « emmène l’apprenti en douceur vers l’autonomie » tout en réduisant le contrôle.
Un souvenir illustre cette approche : une apprentie, en difficulté en théorie, mais très à l’aise en pratique. L’équipe s’est organisée pour lui proposer une méthode de travail ; elle a progressé, puis terminé sa formation avec de très bonnes notes. Pour Damien Menard, la formation se joue aussi sur le plan émotionel : les apprentis arrivent très jeunes dans la vie active, la transition peut être « brutale » et requiert un suivi rapproché, surtout la première année. Cela demande une disponibilité qu’il faut planifier avec l’équipe soignante. Au fond, tout dépend de la communication. « On est au quotidien au cœur de la relation humaine », souligne-t-il. Il faut suivre le parcours, mais aussi, parfois, s’intéresser à l’individu plus en profondeur, afin de tenir compte de difficultés personnelles pouvant influencer la formation. Damien Menard dit avoir « beaucoup d’estime » pour l’apprentissage : une formation concrète, ancrée dans le milieu professionnel, qui donne tôt un véritable savoir-faire, une première expérience et une confiance en soi solide. Des passerelles sont aussi possibles si l’élève souhaite poursuivre ses études.