Assurance-maladie

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Les assureurs-maladie indemnisent le traitement des malpositions dentaires et maxillaires de manière très inégale

En Suisse, on attache une grande importance aux corrections des malpositions dentaires et maxillaires. En règle générale, l'assurance-maladie obligatoire de base n'en assume pas les coûts. Certes, les patients peuvent conclure des assurances complémentaires, mais l'offre et les prestations sont aussi nombreuses que peu transparentes. Le dernier numéro de la Revue mensuelle suisse d'odontostomatologie procède à la comparaison des prestations de vingt-quatre caisses maladie de la Ville de Zurich.

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Résultat : il existe des différences considérables, aussi bien pour les primes que pour la prise en charge des frais entraìnés par la correction des malpositions dentaires et maxillaires. Ainsi, les adolescents et jeunes adultes peuvent bénéficier de rabais de primes lorsque l'assurance complémentaire est conclue auprès de l'assurance-maladie de leurs parents. Pour les enfants et les adolescents jusqu'à l'âge de 18 ans, les primes mensuelles varient de zéro à 65 francs. Au-delà de 18 ans, la prime varie de 8 à 121 fr. 50 (état : avril 2009).

On constate des différences encore plus considérables dans la prise en charge des coûts : 38,8 % des assurances complémentaires qu'il est possible de conclure prennent en charge les frais calculés d'après le point tarifaire de la CNA, soit 3 fr. 10. Pour les 61,2 % restants, c'est le tarif patient privé qui est appliqué. Dans le cas des assurances complémentaires qui ne remboursent que 3 fr. 10 d'après la valeur du point tarifaire de la CNA et si l'on considére les honoraires facturés d'après un point tarifaire à 4 francs, ce ne sont en moyenne que 54,1 % du montant de la facture qui sont pris en charge (marge de fluctuation : de 38,75 % à 62 %). Cela alors que les assurances-maladies promettent de leur côté une prise en charge des coûts plus élevée, de 50 % à 80 %. Cependant, 61,2 % des assurances complémentaires remboursent d'après le tarif patient privé, mais avec un maximum annuel. Ainsi, les patients assurés bénéficient d'une participation aux coûts nettement plus élevée : en moyenne, la participation annuelle des assurances-maladie se borne à 3186 francs, la marge de fluctuation allant de 300 à 15 000 francs. Il vaut donc la peine de comparer !

La limite d'âge supérieure pour un traitement orthodontique se situe dans la plupart des cas entre 18 et 25 ans. Quelques assurances n'imposent pas de limite d'âge. La conclusion d'une nouvelle assurance est généralement refusée lorsqu'un traitement orthodontique est envisagé. Les éventuels délais de carence se situent en général entre six et dix-huit mois, mais toutes les assurances complémentaires n'en prévoient pas.

Conclusion : les patients au bénéfice d'une assurance complémentaire qui rembourse un pourcentage du montant absolu de la facture assument une participation aux coûts plus faible en cas de traitement orthodontique que ceux qui ont conclu une assurance complémentaire qui calcule d'après le point tarifaire de la CNA. Les assurances complémentaires pour les adultes sont comparativement plus chères et imposent des limites plus sévères (délais de carence, moindre participation aux frais des assurances-maladie). Elles sont donc plutôt inintéressantes. Les assurances complémentaires pour les enfants et les adolescents paraissent indiquées jusqu'à 18 ans, notamment en raison des coûts élevés entraînés par les corrections des malpositions dentaires et maxillaires. Il vaut cependant la peine de comparer leur prix (primes) et leurs prestations (participation aux coûts de l'assurance-maladie).



Pubmed

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La RMSO est désormais sur Pubmed

Dans le monde entier, les chercheurs recourent à Internet pour leurs recherches scientifiques. Pubmed, la banque de données numériques des autorités américaines de la santé est actuellement à la pointe du progrès dans le domaine des sciences naturelles avec plus de dix-neuf millions de liens. Toute publication scientifique désireuse de survivre de nos jours à la dynamique de la concurrence dans le monde de la science doit assurer sa présence sur cette plate-forme du savoir. Certes, la Revue mensuelle suisse d’odontostomatologie est indexée sur Pubmed depuis 1984, mais les intéressés ne pouvaient jusqu’à présent faire de recherches que par les résumés (abstracts) des articles. Désormais, depuis le mois de mars 2010, les articles scientifiques et techniques publiés dans la partie Recherche et Science de la RMSO peuvent être consultés dans leur intégralité et téléchargés sous forme de fichiers PDF. Le lien avec Pubmed constitue ainsi une étape à la fois nouvelle et logique, depuis que l’équipe rédactionnelle a pris l’automne dernier la décision de publier en langue anglaise certains articles de recherche. Ceux-ci sont maintenant accessibles à l’ensemble de la communauté des chercheurs par l’intermédiaire de Pubmed.

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Les archives de la RMSO également sur le site web de la SSO

Vous trouvez les anciens articles de la RMSO sur le site de la SSO. Dans la rubrique « Pour les médecins-dentistes » se trouve le point de menu Revue mensuelle. C’est là que vous pourrez télécharger gratuitement en format PDF les plus importantes publications de la Revue mensuelle suisse d’odontostomatologie depuis 1997.

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Médécine dentaire pédiatrique

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Des chances égales pour tous d’avoir des dents saines

Au cours de ces cinquante dernières années, la santé buccodentaire des enfants et des adolescents de notre pays a connu de notables améliorations: les raisons en sont à la fois l’engagement de la Société suisse d’odontostomatologie en faveur des soins dentaires scolaires et la fluorisation de la dentition par le biais de l’hygiène buccodentaire et de l’alimentation. Jouent leur rôle aussi bien le brossage des dents au moyen de dentifrices contenant du fluor ainsi que l’emploi régulier de sel alimentaire fluoré.

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Malgré tous les efforts de la SSO en faveur d’une bonne hygiène buccodentaire et de la prophylaxie dentaire, ce sont aujourd’hui près de treize pour-cent des enfants âgés de deux ans de la ville de Zurich qui présentent déjà des caries. À l’âge de sept ans, ce chiffre atteint même cinquante pour-cent. Cette proportion est encore un peu plus élevée chez les enfants en provenance de l’ex-Yougoslavie et de l’Albanie. C’est du moins ce que révèle la dernière étude de l’Observatoire suisse de la santé, l’Obsan. Les causes de la carie chez les bébés et les enfants : le mâchouillage constant du biberon, une mauvaise hygiène buccodentaire et la consommation de boissons sucrées. Une bonne hygiène buccodentaire commence dès les dents de lait et la formule en est toute simple : pas de sucre, pas de caries ! Les médecins dentistes pédiatriques recommandent d’éliminer les résidus sucrés des aliments dans les dix minutes suivant leur ingestion. Une brosse à dents souple et un peu de dentifrice contenant du fluor suffisent. L’hygiène buccodentaire commence dès la percée des premières dents de lait : les parents conscients de leurs responsabilités font examiner régulièrement leurs jeunes enfants par un médecin dentiste.

Liste d’attente pour l’anesthésie

Les enfants et les adolescents dont les dents sont abimées: cela ne doit pas exister. Teresa Leisebach, directrice de l’école de pédodontie de Winterthur en est convaincue: «La détection précoce, les conseils et l’encouragement des mesures de prophylaxie permet d’améliorer la santé buccodentaire des enfants et des adolescents.» C’est en étroite collaboration avec les services spécialisés, les crèches et les conseillères maternelles qu’elle est désireuse de motiver les parents provenant de milieux bénéficiant d’une faible formation afin qu’ils vouent une plus grande attention à la santé buccodentaire de leur progéniture. Hubertus van Waes de la Clinique universitaire de médecine dentaire pédiatrique de Zurich constate que l’incidence de la carie chez les enfants et les adolescents s’est stabilisée à un niveau très faible depuis la fin des années 90. En raison de leur peu de disponibilité à coopérer, ou de la nécessité d’un traitement étendu, de nombreux enfants doivent être soignés sous anesthésie: «Notre liste d’attente va déjà jusqu’à la fin de l’année!»
Le traitement de jeunes patients, souvent en proie à une grande anxiété, peut toutefois être rendu plus aisé par d’autres moyens: c’est ainsi que la Clinique universitaire de médecine dentaire pédiatrique de Berne vient d’être réaménagée. Les enfants trouvent une aire d’attente aux couleurs gaies et ils peuvent regarder la télévision ou leur DVD préféré pendant le traitement. Si cela fait vraiment trop mal, ils peuvent presser un bouton et la fraise s’arrête immédiatement.

Patience et sensibilité

La médecine dentaire pour les enfants et les adolescents fait plus que seulement obturer des caries: tous les enfants et tous les adolescents, du nourrisson à la seizième année doivent bénéficier de chances égales d’avoir de bonnes dents et de profiter d’un suivi de qualité en médecine dentaire. Les médecins dentistes pédiatriques ayant suivi une formation postgrade adéquate ne soignent pas seulement des caries, mais aussi des affections de la cavité buccale, des troubles graves du développement des dents, des inflammations de la muqueuse buccale en présence de maladies générales lourdes, ainsi que les petits et gros accidents affectant la dentition. La formation postgrade n’exige pas seulement de vastes connaissances en médecine dentaire, mais aussi des connaissances étendues en médecine générale, en psychologie, en pédagogie et en sociologie. Le traitement des enfants et des adolescents exige à la fois patience et sensibilité. Le grand défi lorsque l’on soigne des enfants, c’est l’approche de la crainte et de la douleur: c’est pourquoi les médecins dentistes pédiatriques doivent posséder une grande expérience dans ces domaines.



Wellness

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Sensation de confort

Une sensation de confort au cabinet dentaire – comment est-ce possible? La notion de «confort» ne correspond à rien d’autre que de «se sentir en état de bonne santé et de détente» – le médecin-dentiste, avec son équipe, peuvent parfaitement contribuer à rendre le passage au cabinet aussi agréable que possible.Les assistantes dentaires, les hygiénistes dentaires et les médecins-dentistes sont conscients que de nombreuses patientes et de nombreux patients pénètrent dans un cabinet dentaire avec des sentiments mitigés. L’évocation de la douleur, les bruits et les odeurs du cabinet sont souvent perçus désagréablement. Comment le médecin-dentiste et son équipe peuvent-ils contribuer à réduire le stress du patient, l’aider à se décontracter et lui procurer une sensation de «confort» au moment où il entre dans le cabinet ?

Wellness

Le rendez-vous chez le médecin-dentiste, pris au téléphone, éveille déjà des sentiments désagréables – la consultation du médecin-dentiste est motivée par une nécessité et non par une envie. Il n’empêche que devant la douleur ou l’élimination de la plaque, un traitement professionnel est une obligation. Le premier contact téléphonique avec l’assistante dentaire est très important – cette dernière en est consciente. Si l’accueil est chaleureux et personnalisé, le patient aura la certitude d’être au bon endroit.

Un accueil aimable

Le jour du rendez-vous convenu approche, le patient se rend au cabinet dentaire. C’est la première impression qui va compter pour lui – ses sentiments et ses perceptions vont être décisives pour qu’il choisisse de continuer à fréquenter ce cabinet: l’intensité de la lumière, les sons, les couleurs ou l’accueil par l’assistante dentaire sont des éléments importants. Pour le patient, un visage souriant est le signe qu’il est le bienvenu. L’assistante dentaire conduit le patient vers la salle d’attente et le prie de prendre patience pour un instant. Dans un cabinet de médecine dentaire, il n’est pas possible d’éviter une attente d’une certaine durée – un traitement a pu exiger plus de temps que prévu, une urgence est arrivée ou un instrument est tombé en panne. Si l’attente dépasse quinze minutes, le patient doit être informé et les raisons du retard lui être expliquées. Dans la plupart des cas, les patients font preuve d’indulgence dans de telles situations. Lorsque le médecin-dentiste a un retard dépassant la demi-heure, les patients concernés par ce retard doivent en être avertis – personnellement et par téléphone, ils pourront ainsi utiliser à bon escient ce temps d’attente.

La salle d’attente – un second chez-soi

La salle d’attente doit inviter le patient à passer un moment durant lequel il va se sentir bien. A cet effet, l’installation doit être de bon goût, les sièges pourvus d’accoudoirs, des journaux et revues récents mis à disposition, ainsi que des jouets pour les enfants et des tableaux aux murs – bref, une offre pour tous les âges, comme ce doit être le cas dans un cabinet de généraliste. De nombreux patients apprécient d’avoir de l’eau à boire à disposition. Vient le moment où le patient est prié de gagner le fauteuil. L’assistante dentaire ou le médecin-dentiste l’aident à s’installer le plus confortablement possible. Le ton aimable de la conversation, ainsi qu’un appui confortable pour la nuque permettent de réduire les craintes et de mieux se détendre. C’est ainsi que sont créées les conditions d’un traitement agréable dans une atmosphère calme.

La confiance par la communication

Pour commencer, le médecin-dentiste explique le but et les étapes de son travail et, dans la mesure du possible, il poursuit ses explications pendant la durée des soins. Une bonne communication entre le médecin-dentiste et son patient va renforcer la confiance réciproque. Le patient doit avoir la possibilité de poser des questions et d’exprimer ses sensations. S’il comprend les différentes étapes du traitement et qu’il se sent soutenu par le médecin-dentiste, son sentiment de bien-être va encore grandir. Lorsque, après une intervention délicate qui a eu lieu un vendredi, le médecin-dentiste indique à son patient son numéro de téléphone, afin qu’il puisse l’atteindre en cas d’urgence durant le week-end, il en résultera pour le patient un sentiment de sécurité et de confort. Il est peu probable que ce dernier abuse. C’est de cette forme de «confort» dont vous devriez pouvoir bénéficier en qualité de patient d’un cabinet SSO: des soins d’une qualité respectueuse des plus récentes acquisitions de la médecine dentaire – en même temps que le sentiment de vous sentir presque comme chez vous.